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La charte française des sciences et recherches participatives

 

Lundi 20 mars 2017, une signature de la charte française des sciences et recherches participatives a eu lieu, rue Descartes, en présence de Thierry Mandon. Cette charte était la première recommandation du rapport Les sciences participatives en France et sa mise en œuvre avait été annoncée par le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche le 28 avril 2016, dans le cadre de la mesure 38 de son premier plan de simplification. Il avait de nouveau missionné François Houllier, à l’automne 2016, pour coordonner l'écriture d'une charte et réfléchir à un projet de portail.

 

Aperçu de la charte

 

Valeurs partagées


Promotion de la coopération et de la production de biens publics ou communs
Respect de l’autonomie des parties prenantes et reconnaissance mutuelle
Diversité des savoirs à l’œuvre et pouvoir d’agir des acteurs 

 

Principes déontologiques et d’intégrité scientifique 


Démarche scientifique rigoureuse et partagée
Gouvernance explicite

Utilisation concertée des données

Respect de la vie privée
Juste reconnaissance de chaque partie prenante

Evaluation adaptée des dispositifs et projets scientifiques 

 

Conditions de réussite 


Gestion efficace et opportune des ressources
Outils numériques adéquats

Accompagnement des acteurs

Mise en œuvre adaptée aux milieux éducatifs 

  

> Télécharger la charte complète

 

Plusieurs personnalités se sont exprimées lors de la cérémonie du 20 mars 2017, dont le ministre qui a souligné la nécessité "d'accompagner, soutenir et promouvoir les collaborations entre acteurs de la recherche scientifique et la société civile" tout en rappelant que "les sciences participatives sont des sciences comme les autres, à la condition qu'on y inscrive l'exigence de qualité". François Houllier a introduit la cérémonie en présentant cette charte comme un outil pour "exprimer des valeurs partagées et poser les principes et les conditions de réussite des sciences participatives, dans le but d'accompagner et de soutenir les collaborations de ce type". Il a rappelé que si le développement des projets participatifs est une réalité, cette charte permet "d'accroître leur visibilité".

Trois chercheurs qui pratiquent ou analysent les dispositifs scientifiques participatifs ont été invités à témoigner. Romain Julliard, responsable de Vigie Nature porté par le MNHN, a estimé "qu'une charte signée par différentes parties prenantes a du sens car les sciences participatives se construisent sur des relations de confiance réciproque". Pierre-Benoit Joly, Directeur du LISIS et coprésident de l’ALLISS, a souligné "qu'une charte constitue une reconnaissance majeure pour un mouvement qui s’amplifie mais qui reste fragile". Martine Bungener enfin, en tant que Présidente du Groupe de réflexion avec les Associations de malades, a insisté sur l'importance des règles et principes partagés qui sont inclus dans la charte, donnant l'exemple "des associations de malades qui souhaitent participer à la discussion des résultats, y compris des résultats négatifs".

Les trente premiers signataires de cette charte sont des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, des ONG et des associations. La création d'un portail des sciences participatives est aujourd'hui à l'agenda, notamment pour soutenir l'animation dans la durée de la conférence des signataires de cette charte.

 

Signature de la charte française des sciences et recherches participatives le 20/03/2017 au ministère en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche. © Pascale Frey-Klett, Pascale Frey-Klett
Signature de la charte française des sciences et recherches participatives le 20/03/2017 au ministère en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche © Pascale Frey-Klett, Pascale Frey-Klett